Histoire du cabaret

En France pendant la Belle Epoque, on assiste à la création de cafés-concerts qui permettent d'abolir, pour un temps, les barrières sociales. Les prix étant bas, on y rencontre des riches comme des ouvriers .

Les cafés-concerts les plus renommés en France étaient Le Chat noir et les Folies Bergère. Ces cafés faisaient restaurant, café-concert, théâtre, etc...

Les origines du cabaret

Si le cabaret anglais naquit en 1848, au Canterbury Hall, le jour où les femmes furent admises pour la première fois dans un "pub" de Londres, par suite de la différence des moeurs, le cabaret français semble avoir devancé son frère anglais d'un certain nombre d'années.
C'est en effet après la Révolution, et surtout par suite du relâchement des moeurs du Directoire, que nous pouvons situer les origines du cabaret au Palais-Royal, où tous les établissements présentaient une ou plusieurs attractions (numéros) pour attirer la clientèle.
Les réclames du temps nous révèlent ces premières attractions aux noms ronflants, tels que Le Sorcier Musicien, qui jouait à la fois du tambourin, du flageolet, de la harpe et des castagnettes; la femme a barbe; l'Espagnol incombustible buvait de l'huile bouillante.
En France, tout finit par des chansons, mais, en matière de cabaret, tout commence par des chansons, aussi bien en Anglettere, en Amérique, que chez nous.
On donnait au spectateur une consommation: café, bock ou cerises à l'eau-de-vie, au prix ordinaire des consommations dans tous les cafés, c'est à dire à deux sous un café simple et cinq sous avec alcool, sucre à volonté !

Les cabarets illustres:

L'Eldorado fut l'ancêtre du cabaret français, tout comme, en Angleterre, le Canterbury Hall fut celui du cabaret anglais.
Si l'Eldorado fut le premier cabaret, il fut également le Conservatoire, la pépinière d'où sortirent toutes les vedettes.
Pour retracer l'histoire du cabaret, nous sommes obligés de parler du caf' conc', dont l'évolution lente a amené la formule des Folies Bergères et du Casino de Paris.
En dehors de l'Eldorado, de la Scala, du Concert Parisien, de l'Eden-Concert, de l'Horloge, de l'Alcazar et des Ambassadeurs et autres, cafés-concerts du centre de Paris, peu à peu, sur la Butte, s'étaient ouverts des caf' conc'.
La Cigale fut le second cabaret ouvert à Montmartre. L'inauguration eut lieu en 1887, par un nommé Forêt, qui construisit la salle sur l'emplacement de La Boule Noire.
Aujourd'hui, on pourrait citer les plus prestigieux cabarets parisiens comme le Lido, le Moulin Rouge, le Paradis latin ou encore le Crazy Horse. 
 

Il n'y a rien à dire le cabaret est à la mode !
Peut-être fatigués des spectacles ennuyeux et répétitifs les spectacteurs se sont à nouveau tournées vers le cabaret. Les chaînes de télévision et les producteurs ont senti cette nouvelle tendance puisque les émissions de télévision qui mettent en avant "le thème" du cabaret ont totalement explosées en Europe.
En effet, que ça soit en Belgique avec l'émission des Frères Taloche, en France avec "Le plus grand cabaret du monde" sur France 2, le "cabaret sauvage" sur Paris Première ou encore en Italie et en Espagne, le cabaret et sur tous les écrans.
Les artistes et numéros se succèdent lors de ces émissions de télévision pour nous présenter leurs prouesses toujours plus nouvelles et présentées avec une grande originalité.
Le Chat noir fut l'un des premiers cabarets artistiques. Il fut créé en 1881 par Rodolphe Salis à Montmartre (quartier de Paris à l'époque très populaire dans les milieux artistiques, intellectuels, et touristiques). Ce café eut un grand succès et fut fréquenté par des personnalités de l'époque (Alphonse Allais, Jean Richepin, Aristide Bruant, Paul Delmet, etc.).

Le Chat noir représentait, pour ses clients (des dames de la société, des touristes, des banquiers, des médecins, des artistes, des journalistes, etc.) un lieu où ils pouvaient s'échapper de leur travail. Mais il dut fermer ses portes en 1887, car l'amusement commençait à sembler vulgaire et en raison de la mauvaise situation de l'économie.

Par contre, les Folies Bergère sont restées ouvertes jusqu'au début du XXe siècle et continuèrent d'attirer beaucoup de gens, même si ce cabaret était plus cher que les autres du même genre. Les clients s'y sentaient libres : ils pouvaient garder leur chapeau dans le café, parler, manger, fumer quand ils le voulaient, etc. Ils ne devaient pas se plier à des règles sociales.

Comme beaucoup de cafés-concerts, Les Folies Bergère présentaient des numéros variés : on y montrait des chanteurs et des danseurs, des jongleurs et des clowns, etc. On y voyait des personnages sensationnels (comme la famille Birmane, dont tous les membres portaient une barbe). Le cabaret proposait aussi des numéros de cirque qui épataient les spectateurs, attirés surtout par le danger (en effet, il arrivait que les lions tuent le dompteur). Mais la scène n'était pas le seul divertissement. Les clients qui ne regardaient pas le spectacle se baladaient, rencontraient des amis, des prostituées, etc.

Au début du XXe siècle, à l'approche de la Première Guerre mondiale, les prix ont augmenté et le cabaret est devenu réservé aux plus riches.

Plus récemment, on assiste à une renaissance du cabaret sous la forme du café-théâtre. Apparu à Paris dans les foisonnantes années 1970, ce concept s'est répandu dans toute la France. Alternant les périodes de grand succès et de vaches maigres, ces cabarets modernes ont bien résisté au temps et ont vu l'éclosion de toute une génération d'humoristes et de comédiens. L'un des plus célèbre est le Théâtre du Point Virgule, à Paris.

 

* Merci à Wikipédia & Talents & Production (sources)